Les aimants

par Moue

Comme mon cœur prenait l’eau,
Opprimant mes deux poumons,
Rien ne coulait en amont ;
Etreindre n’était qu’un mot.
Neige venue des embruns,
Troublant l’onde sous ma peau,
Ici tombe ton repos ;
Ne prends plus d’autre chemin.

J’ai vu venir l’envie,
Usurpant comme feinte
Lentement ton visage ;
Il escorte un présage
Empruntant mon empreinte :
Nos printemps demain rient.

Qu’il fera bleu en ce début d’automne,
Une fois tu cet orage estival
Entre deux traîtres mots dont il nous sonne.
N’est-il coi que retourné en cavale
Tâtonner des jeux de grandes personnes,
Incité à en changer le dédale,
Narguant les étoiles qui l’abandonnent ?